Ce week-end-là au château des Giraults était tout simplement parfait. Le genre de retraite qu’on imagine quand la vie réclame une pause : cheminées allumées, silence absolu, et le vent qui caressait les vastes champs du Loiret. J’étais là avec ma bien-aimée et mon fidèle chien, profitant d’une paix presque monastique. Ce soir-là, rien que d’y penser me fait sourire, nous avions dîné d’un faisan rôti, accompagné d’un bon vin rouge qui semblait avoir été créé spécialement pour ce château. Nous avions parlé jusque tard, heureux, avec cette sensation que le monde entier était resté dehors, derrière ses murailles. La pluie avait commencé à tomber fort, tambourinant sur les grandes fenêtres comme si elle voulait nous bercer. Et elle y est parvenue : nous nous sommes endormis aussitôt, contents, réchauffés, comblés. Jusqu’à ce que… Quelque chose me réveille. Ce n’était pas le tonnerre. Ni le vent. C’était… un cri. Un cri humain, aigu, désespéré. J’ai ouvert les yeux comme un ressort. — Tu as entendu ça ? — ai-je murmuré. Ma bien-aimée dormait profondément, totalement indifférente à toute forme d’apocalypse extérieure. Mon chien, en revanche, a levé la tête et m’a lancé un regard du genre : tu fais ce que tu veux, mais moi je ne sors pas avec toi. Malgré tout, je me suis approché du grand vitrail de la chambre. J’ai légèrement tiré le rideau, poussé davantage par la curiosité que par le bon sens. Et là, je l’ai vu. Sous la pluie torrentielle, tournant autour du grand chêne centenaire du jardin, se trouvait… une personne à moitié nue, déguisée en ananas. Un ananas géant. Ruisselant, dégoulinant d’eau, tournant en rond autour de l’arbre comme si elle accomplissait un rituel tropical interdit dans une trentaine de pays. Et tout en courant, elle hurlait d’une voix tremblante, presque lyrique : — OÙ EST MON FOIE GRAS ?!! Je suis resté figé. Je ne savais pas si je devais refermer le rideau ou applaudir. La scène continuait : l’ananas — qui ne portait que le costume et des chaussettes rayées comme unique vêtement — glissait constamment dans la boue, mais persistait, déterminé, comme si la réponse à l’énigme du foie gras dépendait du nombre de tours qu’il ferait autour de l’arbre. Mon chien, depuis le lit, a laissé échapper un grognement discret qui, traduit en langage humain, signifiait clairement : On ne me paie pas assez pour assister à ça. Je suis resté planté là, me demandant si je vivais une hallucination provoquée par le vin, par le faisan… ou simplement par le fait de séjourner dans un château où, manifestement, il se passe des choses qui n’arrivent pas dans les hôtels normaux. Finalement, j’ai tiré le rideau, soupiré et pensé : — Demain, j’en parlerai à la réception. Et je suis retourné me coucher, en me demandant très sérieusement qui peut bien perdre du foie gras en pleine tempête, déguisé en ananas.
Ferme des Giraults
Siège social · Montbouy (45)
À propos de Ferme des Giraults
Ferme des Giraults est un établissement de la catégorie « Siège social » situé à Montbouy (45230). Retrouvez sur cette page ses coordonnées, ses horaires d'ouverture, ses avis clients et l'itinéraire pour vous y rendre.
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Avis clients (9)
Très bel accueil au château. Propriétaire adorable. Le seul hic du séjour sont les 5 hommes nus se baladant dans le jardin la nuit.
En tout cas il y a l’air d’y avoir de l’ambiance chez les voisins en face. N’hésitez pas si il reste du poulet c’est encore mieux si il est partagé 😉
Séjour sympathique mais je suis resté enfermé 3 jours entier dans une cave car j’ai osé critiquer la décoration atypique du lieu.
Super séjour dans ce lieu, à refaire absolument !!
Les propriétaires sont chaleureux et savent accueillir. Je recommande d’y aller le dimanche pour profiter du poulet entier qui est la spécialité de la maison ! 🍗
Le domaine est super le chien est adorable par contre il y a régulièrement un homme qui court tous nu dans le jardin en criant "ich bin ein papagay" allez savoir ce que ça veut dire ....
Les habitants sont très sympas